Les 10 étapes pour s’auto-éditer

Par où commencer lorsque l'on souhaite s'auto-éditer ? Mise en forme, publication, promotion... Voyons ensemble les différentes étapes.

S’auto-éditer est toute une aventure ! Il y a de nombreuses choses à savoir, et nous avons tenté de vous résumer l’essentiel ici. Prenez note de ces 10 étapes pour être certain·e de ne pas les brûler.

1. Retravailler son manuscrit

Vous avez fini la rédaction de votre livre. Félicitations ! C’est déjà un énorme travail que vous avez effectué là. Mais votre tâche est loin d’être finie… Maintenant, vous vous demandez peut-être : comment s’auto-éditer ?

Il est recommandé de commencer par laisser son manuscrit de côté pendant quelque temps. Quelques semaines ou même quelques mois, c’est à vous de voir ! Lorsque vous y reviendrez, vous pourrez le voir d’un œil neuf et tous ses défauts vous sauteront aux yeux. Il s’agira alors de patiemment les éliminer. Vous devrez sûrement relire, couper, réécrire votre texte et cela plusieurs fois.

Dans l’édition traditionnelle, l’éditeur·rice donne aussi son avis sur le manuscrit, conseille l’auteur·rice et lui suggère des modifications. De son côté, l’auteur·rice qui souhaite s’auto-éditer a toujours la possibilité de faire appel à des bêta-lecteur·rice·s ou même un·e éditeur·rice freelance pour effectuer ce travail.

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2. Corriger le livre

Imaginez-vous acheter un livre en librairie et constater avec horreur, en commençant à le lire, que celui-ci est truffé de fautes ! Vous crieriez probablement au scandale et exigeriez un remboursement. S’il y a bien un endroit dans lequel l’orthographe doit être irréprochable, c’est bien dans les livres ! L’auto-édition a souvent mauvaise presse car on lui prête des textes de mauvaise qualité et des finitions non professionnelles. Ne donnez pas raison à ce préjugé en négligeant la correction de votre livre. S’auto-éditer ne doit pas forcément être synonyme de système D. Il existe toujours des solutions pour faire au mieux et pour tous les budgets : effectuer des relectures croisées, acheter un logiciel de correction, faire appel à un·e correcteur·rice professionnel·le ou un·e ami·e doué·e en orthographe…

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3. Définir son lectorat

À qui s’adresse votre livre ? Quelle tranche d’âge de lecteur·rice·s visez-vous ? Lisent-ils·elles plutôt des livres papier ou des ebooks ? Ont-ils·elles besoin que le texte soit très lisible (par exemple si ce sont des enfants ou des personnes âgées) ? Sur quels réseaux sociaux ces potentiel·le·s lecteur·rice·s sont-ils·elles présent·e·s ?

Déterminer un portrait type des personnes qui pourraient être intéressées par votre livre est essentiel pour vous aiguiller dans les différents choix que vous aurez à faire pour votre livre. Aussi bien pour son contenu, bien sûr, que son apparence, ou encore la manière dont vous allez pouvoir promouvoir le livre auprès de ces personnes. Pour que des gens achètent votre livre, il faut en effet que d’une part, il leur plaise, et d’autre part, qu’ils en entendent parler ! Ce ne sont pas eux qui viendront à votre livre mais votre livre qui doit venir à eux. La promotion est souvent le talon d’Achille des auteur·rice·s qui souhaitent s’auto-éditer, c’est pourquoi il vaut mieux commencer à y réfléchir dès le début de votre projet de livre.

4. Faire la mise en page du livre

Format du livre, taille des marges, polices de caractères, styles des titres, taille du texte, numérotation des pages, sommaire, fonds perdus, pages liminaires… Ce sont tous ces petits détails auxquels vous allez devoir penser afin de transformer votre manuscrit en un fichier prêt à être imprimé.

Si votre livre comporte seulement du texte sans mise en forme extravagante, vous pourrez peut-être réaliser la mise en page vous-même sur Word. Dans les autres cas, notamment si votre livre contient des images, des encadrés, ou encore des sommaires et des notes de bas de page complexes, tournez-vous plutôt vers un·e maquettiste professionnel·le. Il·elle maîtrise la mise en page sur le bout des doigts et utilise le logiciel Adobe InDesign. Celui-ci est spécialement conçu pour cela, au contraire de Microsoft Word qui est un logiciel de traitement de texte basique.

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5. Créer une couverture de livre

La première chose que les lecteur·rice·s voient de votre livre, c’est sa couverture. Un coup de cœur pour son design et son résumé déclenche à coup sûr une vente. Le mieux reste de faire appel à un.e graphiste pour votre couverture. Vous aurez ainsi l’assurance que celle-ci est professionnelle, aussi bien en termes de dimensions que d’harmonie des couleurs et du choix des polices.

Si vous réalisez votre couverture vous-même, assurez-vous avant tout que votre titre et votre nom d’auteur·rice soient lisibles. Le visuel utilisé doit être libre de droits et de bonne résolution. Prenez garde à ce que le graphisme de la couverture reflète bien le genre de votre livre. Enfin, soignez particulièrement votre résumé. Il doit donner en quelques phrases une idée du contenu de votre livre, tout en donnant envie de le lire !

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6. Choisir les caractéristiques de fabrication

Format, type de papier, de couverture, de pelliculage, de reliure… Les caractéristiques de fabrication sont importantes et vous devez choisir celles qui correspondent le mieux à votre livre. Mais il n’est pas toujours évident de s’y retrouver quand on cherche à s’auto-éditer. Le plus simple est d’observer les ouvrages de votre bibliothèque. Trouvez un livre similaire au vôtre en termes de contenu et inspirez-vous de la manière dont il est fabriqué.

Le papier crème est souvent utilisé pour les romans et la fiction en général, quand le papier blanc est préféré pour les livres pratiques et spécialisés. La plupart des livres ont généralement une couverture souple et une reliure collée. Certains livres, en revanche, ont traditionnellement plutôt une couverture dure (albums jeunesse, BD…). Les beaux livres et éditions « Collector » peuvent opter pour une couverture dure et une reliure cousue. Cela en fait des ouvrages d’exception, plus onéreux.

Le format également est important. Les romans grands formats sont généralement de dimension 13,5 x 21,5 cm, quand les poches mesurent plutôt 12 x 19 cm. Votre manuscrit est très court ? Choisissez un petit format pour obtenir une épaisseur de livre satisfaisante. S’il est au contraire très long, optez pour un format plus grand, pour gagner en confort de lecture et diminuer le nombre de pages.

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7. Choisir ses partenaires : impression, distribution…

S’auto-éditer, c’est s’occuper de son livre de A à Z, et l’impression et la distribution n’y échappent pas ! Opterez-vous pour un imprimeur traditionnel de votre région ? Dans ce cas, vous devrez le contacter pour savoir quelles sont les possibilités de fabrication qu’il offre, lui demander un devis pour le nombre d’exemplaires que vous souhaitez imprimer, etc. À noter que vous devrez financer les frais de fabrication, stocker les livres puis les vendre vous-même : à des lecteurs en direct par votre site Internet, lors de salons ou de séances de dédicaces ou encore à des libraires. Une solution coûteuse et fastidieuse, mais qui n’effraie pas les auteur·rice·s indépendant·e·s les plus motivé·e·s. Certain·e·s font appel à des campagnes de financement participatif afin de couvrir les frais.

Une autre solution plus simple consiste à faire appel à un imprimeur à la demande et/ou une plateforme d’auto-édition. BoD est les deux à la fois ! Chez BoD, lorsque vous publiez un livre avec la formule Classique ou Confort, celui-ci est référencé sur le catalogue des libraires et sur les sites de vente en ligne (Amazon, Cultura, Fnac, Decitre, Chapitre, Place des Libraires…). Le livre est distribué auprès des libraires par la Sodis, l’un des plus gros distributeurs en France. Votre livre n’est pas présent en rayon, mais il peut être commandé dans n’importe quelle librairie distribuée par la Sodis, via le catalogue Dilicom. Les libraires disposent de droits de retour des livres commandés, comme c’est le cas lorsqu’ils commandent des livres auprès d’une maison d’édition.

À chaque commande (à partir d’un exemplaire), le livre est imprimé et expédié par BoD. Vous n’avez ni à avancer les frais d’impression ni à stocker et envoyer les livres : nous nous en chargeons pour vous, ainsi que l’attribution du numéro ISBN et le dépôt légal à la BnF. Tous les trimestres, nous vous reversons vos marges d’auteur sur la vente de vos livres.

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8. Fixer son prix de vente

Lorsque l’on souhaite s’auto-éditer, il convient de fixer soi-même son prix de vente. Mais il n’est pas évident, au premier abord, de savoir quelle valeur donner à son livre. Celui-ci doit prendre en compte deux données :

  • le prix de vente des livres du même genre : le vôtre ne devrait pas être plus cher, sinon votre lecteur·rice en choisira peut-être un autre, pour la simple et bonne raison, que pour un contenu similaire, il aura à payer moins cher
  • le prix de revient de votre livre : déduisez les frais de fabrication et la part d’autres éventuels prestataires pour calculer votre marge d’auteur. Il ne faudrait pas que votre prix de vente soit trop faible : une fois ces frais déduits, il ne vous resterait rien !

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9. Bâtir une communauté

Peut-être aviez-vous déjà une « audience » avant d’écrire votre livre : un blog de recettes de cuisine, une chaîne YouTube de make up ou encore un compte Instagram lié à votre activité de coach de vie. Vous avez décidé de rassembler tous vos conseils et votre expertise dans un livre que vous éditerez vous-même. C’est une très bonne idée ! Vous avez déjà une communauté, c’est pourquoi la partie promotion de votre livre vous sera facilitée. Votre audience vous connaît déjà et est intéressée par ce que vous faites. Il suffira de lui présenter votre livre pour avoir de potentiel·les lecteur·rice·s.

Peut-être en revanche avez-vous écrit un premier livre sans avoir de quelconque communauté. Il serait alors intéressant de commencer à rassembler autour de vous, pourquoi pas dès l’étape d’écriture du livre, des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêts que vous et que votre ouvrage pourrait intéresser.

Pour cela, choisissez votre réseau social préféré (et celui qui correspond à la tranche d’âge de votre lecteur·rice cible)… et postez du contenu ayant rapport à votre livre ou aux coulisses de votre projet de livre. Ainsi, lorsque celui-ci sortira, quelques personnes seront déjà susceptibles de vouloir l’acheter. Avoir de premiers acheteur·se·s et des avis sur les sites de vente est important pour donner envie aux suivant·e·s de se lancer à leur tour.

Si vous n’êtes pas branché·e réseaux sociaux, pas de panique ! Vous trouverez bien d’autres moyens de « réseauter » hors ligne avec des personnes susceptibles d’être intéressées par votre ouvrage (notamment en organisant des rencontres, conférences, ateliers…).

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10. Promouvoir son livre

Vous l’avez déjà compris : pour que le bouche-à-oreille fonctionne, il faut que vous annonciez la sortie de votre livre. Et pas seulement à votre oncle ou votre voisine ! Ceux-ci liront peut-être votre ouvrage pour vous faire plaisir, sans pour autant l’apprécier à sa juste valeur s’il ne correspond pas à leurs lectures de prédilection… Vous devez donc cibler les « bons lecteurs » pour votre livre et chercher un moyen de les atteindre.

Au-delà de préparer une stratégie de contenu sur les réseaux sociaux, il y a tant d’actions marketing que vous pouvez mettre en place pour promouvoir votre livre ! En voici quelques exemples : organiser des précommandes, faire gagner le livre lors d’un concours, envoyer des exemplaires en service presse, organiser des séances de dédicaces ou participer à des salons, fabriquer des goodies, présenter le livre à des libraires, faire une promotion sur le prix de l’ebook, réaliser un booktrailer, faire de la publicité en ligne…

Il ne reste plus qu’à plancher sur toutes ces stratégies et choisir celles qui vous conviennent le mieux. Et c’est peut-être cela le plus plaisant lorsque l’on veut s’auto-éditer : rien n’est imposé, on reste le maître à bord !

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Nous espérons que ce rapide récapitulatif vous aide un peu à y voir plus clair dans le parcours de l’auto-édition ! N’oubliez pas que BoD facilite la vie des auteurs qui choisissent de s’auto-éditer, notamment grâce aux services éditoriaux (correction, relecture, rédaction de résumé, mise en page, création de couverture, publicité en ligne…) 😉

Un doute, une question ? N’hésitez pas à nous en faire part dans l’espace commentaires.

Autrice

Caroline Duchesnes

Correctrice pour des maisons d’édition et elle-même autrice, Caroline est adepte des ateliers d’écriture et lit tout un tas d’ouvrages sur l’art d’écrire. Elle aime partager ses connaissances en rédigeant des articles de conseils d’écriture sur le blog de BoD.

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Commentaires

  • Bonsoir Madame.
    Je souhaiterais savoir combien coûte la correction d’un manuscrit d’une trentaine de poèmes à votre niveau.
    Merci.
    Cordialement.

    • Bonjour,
      Notre tarif est le suivant : 3 € par page normalisée (1500 signes, espaces comprises). Vous pouvez nous faire parvenir votre manuscrit par email (info@bod.fr) en format Word pour obtenir un devis personnalisé.
      Bien à vous.

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