Devenir écrivain est le rêve de nombreuses personnes. C’est un métier qui suscite beaucoup de questions, et entre le fantasme et la réalité, il y a une grande marche. Les disparités de revenus d’auteur sont grandes et dépendent d’énormément de facteurs.
Quoiqu’il en soit, dans cet article, nous tenterons de faire la lumière de manière très concrète sur les revenus d’auteur. Combien peut rapporter un livre ? Peut-on vivre de sa plume ? Comment déclarer ses ventes de livres ? Autant de questions auxquelles nous répondons ici.
Les revenus d’auteur dépendent du nombre de ventes
Comme vous le savez certainement, un·e écrivain·e n’est pas salarié·e. C’est un métier plus proche de celui d’un·e artiste, d’ailleurs il existe le statut “artiste-auteur”. Comme un·e peintre, par exemple, l’auteur·rice va créer des œuvres et ses revenus vont directement dépendre du nombre de ventes.
En fonction de sa notoriété, de son talent mais aussi de sa promotion, les résultats peuvent être très variables. Des artistes font fortune, tandis que d’autres vivent dans la précarité. Pour l’écrivain·e, c’est pareil.
De la même manière qu’un peintre devra déduire du prix de vente de son tableau le coût du matériel et la commission du galeriste, un·e auteur·rice ne touche pas l’entièreté du prix de vente, loin de là. En réalité, pour un exemplaire de livre vendu, il/elle ne touchera que quelques euros.
La part que touche l’auteur·rice sur le prix de vente du livre
En édition traditionnelle, les contrats d’édition prévoient que l’auteur·rice touche entre 8 et 12 % du prix public du livre. Le reste revient en effet aux autres maillons de la chaîne du livre : la maison d’édition, le libraire, le diffuseur, etc.
En auto-édition, l’auteur·rice gagne souvent plus sur chaque exemplaire vendu. En effet, moins il y a d’intermédiaires, moins l’auteur·rice devra les rémunérer sur les ventes.
Malgré tout, passer par des professionnel·le·s quand on est novice est important pour obtenir un livre de qualité qui attirera les lecteur·rice·s. C’est pourquoi il faut trouver le bon équilibre. L’avantage en auto-édition étant que l’auteur·rice fixe lui-même le prix de vente de son livre, et peut donc décider de la marge qu’il/elle touchera sur les ventes.
Il est aussi à noter que le format ebook est intéressant en auto-édition. L’ebook se vend moins cher que la version papier, mais en contrepartie, l’auteur·rice touche une part beaucoup plus importante. En effet, il n’y a pas de frais d’impression ni de logistique, le livre étant dématérialisé.
Voir aussi : Publier en maison d’édition ou auto-édition : que choisir ?
Les avantages et inconvénients de l’auto-édition
Publier un livre numérique : le guide complet
Comment estimer le nombre de ventes d’un livre ?
Il est très difficile d’estimer combien d’exemplaires d’un même livre seront écoulés. C’est pourquoi les maisons d’édition sont si prudentes et pointilleuses dans la sélection des manuscrits qu’elles publient.
Elles prennent dans tous les cas un risque financier. Imprimer trop de livres qui ne seront pas vendus coûte très cher : non seulement à produire, mais aussi à stocker, à livrer dans les librairies et à détruire le cas échéant. En effet, énormément d’exemplaires invendus sont envoyés au pilon après quelques années : les détruire coûte moins cher que les stocker.
À l’inverse, imprimer trop peu d’exemplaires peut s’avérer problématique si le livre rencontre un grand succès. En effet, les petits tirages coûtent plus cher à l’unité que les gros tirages, et il faut alors réimprimer en cas de rupture de stock. Ces processus sont longs en impression traditionnelle et il n’est pas rare que la soudaine notoriété du livre retombe comme un soufflet avant que le livre ne soit de nouveau réédité.
Dans ce contexte, l’impression à la demande (et notamment l’auto-édition en impression à la demande) offre beaucoup plus de souplesse et de flexibilité. Il n’y a pas besoin d’investir dans un stock de livres. Chaque exemplaire est imprimé à la demande, permettant ainsi d’éviter le gaspillage. Mais aussi de corriger les fichiers à tout moment en cas d’erreur.
Malgré tout, voici comment les maisons d’édition estiment le nombre d’exemplaires à imprimer. Il y a une part d’analyse de données, d’expérience et de pari.
Les facteurs analysés par les maisons d’édition pour estimer le nombre de ventes
- La notoriété de l’auteur·rice : a-t-il/elle déjà été publié·e par le passé ? Si oui, combien de ventes a-t-il/elle faites ? Si c’est un premier roman, le tirage sera beaucoup plus faible.
- Le genre du livre : est-ce un genre en vogue ? Le lectorat-cible est-il large ou restreint ? Par exemple, s’il s’agit d’un essai de niche, ou d’un livre du terroir, on imagine bien que le nombre de lecteur·rice·s potentiel·le·s sera restreint.
- Les précommandes : les maisons d’édition disposent de représentants (des commerciaux) chargés de présenter le livre aux libraires avant la parution et les convaincre de commander le livre pour qu’il soit disponible dans leurs rayons. Les précommandes donnent un indice précieux aux éditeurs sur le potentiel de l’ouvrage et permettent d’adapter le volume de livres à imprimer.
- Le plan marketing : selon les événements et la communication prévus (salons, dédicaces, médiatisation), il est possible de savoir si la promotion sera large ou non, ce qui influence grandement les ventes.
- La date de sortie : la période à laquelle le livre paraît a aussi un impact déterminant sur les ventes. Avant Noël ou avant l’été, c’est à ces périodes que les lecteur·rice·s achètent le plus de livres. Pour les grandes maisons d’édition, la rentrée littéraire est également une période à ne pas négliger pour publier de la littérature blanche. Bien sûr, ce sont aussi des dates auxquelles la concurrence est très forte, car de nombreux ouvrages paraissent tous en même temps.
Calculer le seuil de rentabilité d’un livre
Avec toutes ces données, les maisons d’édition réalisent un compte d’exploitation prévisionnel. Concrètement, il s’agit d’un document interne et confidentiel type tableau Excel, pour calculer le seuil de rentabilité d’un livre. C’est-à-dire le nombre d’exemplaires minimum qu’il va falloir vendre pour que la maison d’édition rentre dans ses frais et commence à gagner de l’argent.
Il tient compte donc d’un côté des coûts (correction, mise en page, impression, diffusion/distribution, part du libraire, marketing, retours d’invendus, etc.) et de l’autre des revenus estimés. Ce document est crucial pour la maison d’édition, afin de fixer le tirage, déterminer le budget marketing, influencer le prix du livre…
En auto-édition, il peut être intéressant de procéder de la même façon pour déterminer combien d’exemplaires du livre doivent être vendus pour rembourser les frais de création et de publication du livre. Malgré tout, le risque financier est bien moins important si vous optez pour l’impression à la demande, car vous n’avez pas à calculer le nombre de livres à imprimer (ni à avancer les fonds pour l’impression).
Comment atteindre son objectif de ventes de livres ?
Pour atteindre le nombre de ventes minimum calculé par la maison d’édition, celle-ci joue principalement sur ces trois leviers :
- la promotion : communication sur les réseaux sociaux, envoi de services presse, la médiatisation (envoi de communiqués de presse), les campagnes de publicité…
- le démarchage des libraires
- les séances de dédicaces.
En auto-édition, l’auteur·rice tient le rôle de l’éditeur et réalise donc toutes ces étapes lui-même. La différence réside dans le fait qu’il peut avoir un budget et une communauté plus restreints que ceux d’une maison d’édition.
Mais ceci n’est pas forcément vrai si la maison d’édition est indépendante et peu connue. Un·e auteur·rice en auto-édition peut obtenir autant (si ce n’est plus) de ventes que si il/elle avait publié son manuscrit chez un petit éditeur. C’est pourquoi beaucoup d’auteur·rice·s déçu·e·s de la promotion de leur maison d’édition et des ventes de leur livre décident de reprendre leurs droits pour passer en auto-édition.
Voir aussi : 5 clés pour bâtir sa communauté de lecteurs
Comment récupérer les droits d’auteur de son livre ?
Établir son personal branding d’auteur et promouvoir son livre
Comment financer son livre grâce au crowdfunding ?
Combien peut rapporter un livre ? Cas d’étude concrets
Prenons l’exemple d’un livre papier vendu au prix public de 20 € TTC, et imaginons quatre scénarios différents :
- un premier roman d’auteur·rice inconnu·e
- un livre d’auteur·rice ayant déjà publié par le passé
- un livre rencontrant un certain succès
- un best-seller.
Les revenus d’auteur pour un premier roman
On estime qu’un premier roman est généralement l’objet d’un tirage modeste, entre 500 et 3 000 exemplaires. Le plus courant : un tirage de 1 000 exemplaires. On considère que le pourcentage de droits d’auteur est au plus bas pour un·e primo-romancier·ère. Il/elle touche donc la plupart du temps environ 8 % du prix de vente.
Pour 1 000 exemplaires vendus au prix de 20 € TTC (donc 18,96 € HT), voici le calcul :
Gain par livre : 18,96 € (les droits sont calculés sur le prix HT) × 8 % ≈ 1,52 €
Total : 1 000 × 1,52 € ≈ 1 520 €
On considère donc que l’auteur·rice touchera environ 1 500 € en tout sur la vente de son livre.
Les revenus d’un auteur plus expérimenté (déjà publié)
S’il passe par une maison d’édition, celle-ci se basera sur les ventes de ses précédents livres. Mais on peut estimer qu’elle est déjà plus confiante et tablera sur un tirage variant entre 3 000 et 10 000 exemplaires. Disons 5 000 exemplaires vendus.
On considère alors que le pourcentage de droits d’auteur négocié s’approchera du standard, soit 10 % du prix de vente.
Pour 5 000 exemplaires vendus au prix de 20 € TTC (donc 18,96 € HT), voici le calcul :
Gain par livre : 18,96 € × 10 % ≈ 1,90 €
Total : 5 000 × 1,90 € ≈ 9 500 €
On considère donc que l’auteur·rice touchera environ 9 500 € en tout sur la vente de son livre.
Les revenus d’auteur pour un livre rencontrant un joli succès
C’est déjà bien plus rare, mais on peut parler de véritable succès dès lors que les ventes dépassent les 10 000 exemplaires. Ici estimons les revenus d’un·e auteur·rice pour 20 000 exemplaires vendus.
Même en auto-édition, on peut atteindre de tels sommets, avec beaucoup de travail et un peu de chance. C’est par exemple le cas de Marie-Haude Mériguet, ayant publié son deuxième roman Vivantes via BoD. Celui-ci s’est écoulé à plus de 25 000 exemplaires, et l’autrice a ainsi été approchée par les éditions J’ai Lu pour une publication en format poche.
Dans notre cas d’étude fictif, on considère ici qu’un pourcentage plus élevé, soit 12 %, a été négocié avec l’éditeur.
Pour 20 000 exemplaires vendus au prix de 20 € TTC (donc 18,96 € HT), voici le calcul :
Gain par livre : 18,96 € × 12 % ≈ 2,28 €
Total : 20 000 × 2,28 € ≈ 45 600 €
On considère donc que l’auteur·rice touchera environ 45 000 € en tout sur la vente de son livre.
Les revenus d’auteur pour un best-seller
Ceci ne concerne qu’une infime part des écrivain·e·s, mais il arrive que des ouvrages soient de vrais succès de librairie dépassant les 100 000 exemplaires vendus.
Ce sont souvent des personnalités ou des auteur·rice·s de renom, bénéficiant déjà d’une certaine notoriété et d’une médiatisation, qui joue pour beaucoup dans ce succès, parfois bien plus que la qualité du livre en tant que telle.
On considère là encore un pourcentage de droits d’auteur élevé, soit 12 %.
Pour 100 000 exemplaires vendus au prix de 20 € TTC (donc 18,96 € HT), voici le calcul :
Gain par livre : 18,96 € × 12 % ≈ 2,28 €
Total : 100 000 × 2,28 € ≈ 228 000 €
On considère donc que l’auteur·rice touchera environ 228 000 € en tout sur la vente de son livre.
À garder en tête que ces cas d’étude sont théoriques. Les chiffres sont donnés ici à titre d’exemple, mais restent très variables selon les cas, les éditions (poche, broché, collector, etc.) et les genres littéraires.
Peut-on vivre de sa plume ?
Il est également à garder à l’esprit que ces sommes ne sont pas touchées en une fois mais sur plusieurs années. Et le versement des droits d’auteur n’est effectué qu’une fois par an : la maison d’édition envoie alors à l’auteur·rice un récapitulatif du nombre de ventes de l’année et la somme correspondante est versée sur son compte.
Qu’est-ce que l’à-valoir ?
Il existe toutefois ce qu’on appelle un à-valoir : il s’agit d’une avance sur les ventes, versée à l’auteur·rice dès la sortie du livre. Là encore, le montant de l’à-valoir dépend de l’expérience de l’auteur·rice et des estimations de l’éditeur. Ce montant peut être négocié.
L’auteur·rice ne touche donc de nouveaux revenus qu’une fois l’à-valoir amorti et ce montant minimum dépassé. À savoir que si les ventes sont plus faibles qu’espérées et le montant de l’à-valoir n’est jamais atteint, celui-ci reste acquis par l’auteur·rice et ne doit pas être remboursé à la maison d’édition.
Dans de telles conditions, il peut être difficile de vivre de sa plume, car les revenus ne sont pas réguliers et restent très variables. Comme tout métier artistique, c’est un statut qui reste dans tous les cas précaire. C’est pourquoi beaucoup écrivent et publient des livres en parallèle d’une autre activité professionnelle.
Publier un ou plusieurs ouvrages ?
Il faut aussi garder à l’esprit qu’il n’est pas possible de vivre de sa plume en ayant écrit et publié un seul ouvrage. En effet, si celui-ci se vend généralement bien l’année de sa sortie, les ventes vont décroissant les années suivantes. Le livre ne rapporte quasiment plus rien au bout de quelques années.
Il est donc nécessaire de publier plusieurs ouvrages et de se faire connaître afin d’agrandir sa communauté de lecteur·rice·s pour espérer vivre de sa plume.
Malgré tout, des auteur·rice·s au succès plus modeste parviennent à vivre de leur plume grâce à l’auto-édition. En effet, les revenus sont alors plus élevés et plus réguliers (tous les trimestres avec BoD). Il s’agit souvent d’ouvrages de littérature de genre (romance, polar…) qui se vendent très bien en ebook ou en salons du livre.
Voir aussi : Comment vivre de sa plume en tant qu’auteur ?
Comment déclarer ses revenus d’auteur ?
Toute somme perçue sur la vente de livres doit être déclarée, même si ce montant est faible. Le processus dépend toutefois de plusieurs choses. Il diffère par exemple si vous êtes publié·e en maison d’édition à compte d’éditeur ou en auto-édition.
En édition traditionnelle, les revenus de l’écrivain·e sont appelés des droits d’auteur et sont généralement déclarés par la maison d’édition auprès de l’URSSAF. L’auteur·rice a alors le statut d’artiste-auteur et il ne lui reste alors plus qu’à vérifier et valider la déclaration une fois par an. Côté impôts, ils peuvent être déclarés dans les impôts sur le revenus en tant que “traitement et salaires”.
En auto-édition, c’est différent. On parle de “marges d’auteur”. Il est possible de les déclarer comme des recettes via une micro-entreprise. Ou bien de demander le statut artiste-auteur auprès de l’URSSAF Limousin et d’effectuer la déclaration ainsi. Les recettes sont aussi à déclarer auprès des impôts, généralement dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), mais n’hésitez pas à vous renseigner directement auprès de votre centre des impôts pour vérifier que c’est le plus adapté à votre situation.
Attention, la vente de goodies, produits dérivés de vos livres et activités annexes doivent être déclarées différemment. La vente de goodies est en effet la plupart du temps considérée comme des revenus commerciaux.
Dans tous les cas, nous vous conseillons de vous rapprocher de l’URSSAF et des impôts afin de bénéficier de conseils personnalisés. En effet, chaque cas peut être différent, d’autant que les lois évoluent régulièrement dans le domaine de la fiscalité. Nous vous encourageons donc à contacter les services concernés pour vous assurer d’avoir des informations à jour.
Voir aussi : Le statut artiste-auteur pour l’auteur auto-édité
Le statut juridique et fiscal de l’auteur auto-édité : la micro-entreprise
Comment vendre plus de livres ?
Pour vendre plus de livres, un·e écrivain·e doit activer plusieurs leviers complémentaires. La présence sur des salons du livre permet de rencontrer directement les lecteur·rice·s et d’augmenter ses ventes, tout comme la mise en place de goodies (marque-pages, affiches…) ou d’éditions collector, notamment à des moments stratégiques comme Noël. Développer sa bibliographie en publiant d’autres ouvrages est également essentiel pour fidéliser son audience sur le long terme.
La promotion du livre joue un rôle clé : interventions dans les médias, envoi de services de presse aux journalistes et blogueur·se·s, ou encore démarchage des librairies pour améliorer la visibilité en rayon. Il est aussi recommandé de multiplier les formats en proposant des adaptations en ebook, livre audio ou en traduction, afin de toucher un public plus large.
Enfin, pour augmenter ses revenus d’auteur, il est judicieux de diversifier ses sources de revenus :
- animation d’ateliers d’écriture,
- création de cours ou de formations,
- prestations de services éditoriaux (correction, bêta-lecture, coaching littéraire) ou d’écrivain public…
Cette stratégie globale permet de sécuriser ses revenus d’auteur tout en développant sa visibilité.
Publier son livre en auto-édition avec BoD
Si vous faites le choix de l’auto-édition pour publier votre livre, BoD vous facilite la tâche. Tout se fait en ligne en quelques étapes : vous choisissez les caractéristiques de fabrication du livre, importez les fichiers de votre manuscrit et saisissez les informations (titre, prix…). Votre ouvrage est ensuite disponible à la commande sur les principales plateformes en ligne (Amazon, Fnac, Cultura…) et dans toutes les librairies physiques.
Ne vous embarrassez pas d’un stock, ni de la logistique des envois et de la facturation des exemplaires commandés, nous nous en chargeons pour vous. Nous nous occupons aussi gratuitement d’attribuer un numéro ISBN à votre livre, du dépôt légal à la BnF, de la conversion de vos fichiers en ebook ainsi que de l’envoi de votre ouvrage en service de presse. Des services éditoriaux vous sont proposés si vous le souhaitez : correction, mise en page, création de couverture… Nous proposons pour cela plusieurs formules de publication, à partir de 39 euros, selon vos besoins.
Vous touchez vos revenus d’auteur à la fin de chaque trimestre. Enfin, il est possible d’effectuer une simulation de vos marges d’auteur touchées sur chaque exemplaire vendu, grâce à notre calculatrice de prix.

