Interview croisée : promouvoir son livre grâce aux médias

Télévision, radio, presse écrite... Tous les moyens sont bons pour promouvoir son livre.

Et si vous passiez au niveau supérieur en apprenant à promouvoir votre livre grâce aux médias ? De la télévision à la radio, en passant par la presse, ce type de promotion n’est pas à négliger pour faire connaître votre livre.

Dans cet article, nous allons vous donner quelques astuces pour promouvoir votre livre grâce aux médias. C’est une façon tout à fait pertinente de faire connaître son œuvre. D’ailleurs, trois de nos auteur·rice·s vous livrent leur expérience dans la seconde partie de l’article, dans le cadre d’une interview croisée. Bonne lecture et n’oubliez pas de nous laisser un commentaire pour nous dire ce que vous en avez pensé !

Comment promouvoir son livre grâce aux médias ?

Rédiger son communiqué de presse est probablement la première étape pour se lancer dans l’aventure. Tout simplement parce que c’est ainsi que cela fonctionne dans ce milieu.

Si vous envoyez votre livre à un·e journaliste, assurez-vous d’avoir un communiqué de presse qui résume bien votre livre et l’intérêt qu’il ou elle trouverait à en parler.

Pour cela, personnalisez-le selon le média que vous contactez en ajoutant les bonnes coordonnées et le nom du ou de la destinataire dans votre communiqué. Pensez également à choisir le bon média pour votre livre. Si vous écrivez un livre spécialisé sur les nouvelles technologies, sélectionnez des journaux ou des émissions dédiés à cette thématique.

Pour vous aider à vous faire une idée, voici un exemple du contenu d’un communiqué de presse que notre autrice Hanaé Lecasio a gentiment accepté de nous partager :

Bonjour,
Je viens de publier un petit recueil drôle et léger (Casse bouche, bienvenue au pays du rire) pour parer à la morosité ambiante et détendre les lecteurs et parce qu’on a bien besoin d’humour en ce moment !
J’ai répertorié plus de 200 virelangues faisant partie du patrimoine français, rebaptisés « Casse bouches », dont certains sont de ma propre composition.
Ce livre est destiné à tous ceux qui ne veulent pas se prendre la tête en ces temps très compliqués et aux lecteurs de tous âges.
Attention, livre addictif ! Vous allez postillonner, zozoter, votre bouche va souffrir et vous en redemanderez.

Voyons rapidement ensemble quelles sont les actions à mettre en place pour promouvoir son livre grâce aux médias (presse, télévision, radio) :

  • rédiger un communiqué de presse ;
  • faire appel à un·e attaché·e de presse ;
  • utiliser le service presse de BoD qui permet aux journalistes de recevoir le livre pour en prendre connaissance avant de rédiger un article ou réaliser une émission ;
  • relayer les interviews/articles/vidéos sur ses propres canaux de communication (site Internet, réseaux sociaux, etc.) ;
  • parler autour de soi de son livre et dépasser son syndrome de l’imposteur pour demander à des connaissances s’ils et elles ont des contacts pour nous aider.

L’interview croisée de trois auteur·rice·s BoD

Ce sont trois auteur·rice·s BoD qui ont accepté aujourd’hui de répondre à nos questions sur le thème « comment promouvoir son livre grâce aux médias ». Et nous allons commencer par vous faire les présentations.

Hanaé Lecasio a publié deux livres chez BoD qui ont rencontré différents médias. À vrai dire, c’est même difficile de tous les compter. Il y a eu : M6, TV5 Monde, Aujourd’hui Occitanie, France 3, TF1, Europe 1, 20 Minutes, Le Parisien, etc. L’autrice s’est même lancé le défi de passer sur toutes les radios locales de France bleu pour son livre Kiabitou. Il ne lui en reste plus que 6 !

Patricia Célina Mario, mordue de jardinage, a vu son livre présenté sur France 5 par Stéphane Marie dans l’émission Silence, ça pousse. Son livre spécialisé Chroniques d’une jardinière du dimanche a également eu le privilège de faire l’objet d’une rubrique pour le magazine L’ami des jardins.

Enfin, Antoine Lhote a su faire parler de lui à la radio, aux côtés de Laurent Ruquier lors de son émission Les Grosses Têtes, ainsi que sur France Bleu aux côtés de Jean-Luc Mélenchon avec son livre Candidat des Cons.

Découvrons ensemble ce qu’il et elles nous ont transmis de leur aventure !

Avez-vous fait appel à des professionnel·le·s ou des connaissances pour réussir à faire connaître votre livre ?

Antoine : Pour des raisons financières, je n’ai pas fait appel à des professionnels. En revanche, j’ai fait appel aux amis et à la famille pour tenter de remettre mon bouquin aux gens susceptibles d’aimer l’ouvrage. C’est de cette manière que Laurent Ruquier a obtenu le livre. Il l’a lu, l’a apprécié, et m’a proposé l’interview.

Hanaé : Je n’ai pas hésité à en parler autour de moi. Et j’y suis allée pour dire vrai « au culot ». Sur Facebook, j’ai repéré le profil d’une journaliste locale et je l’ai contactée via Messenger. Et ça a marché ! Elle m’a même remerciée pour l’idée d’article. Je lui ai envoyé le livre et mon livre a obtenu une rubrique.

Patricia : Dans mon livre Chroniques d’une jardinière du dimanche je partage mes secrets de jardinage. C’est donc aux jardiniers que je m’adresse. J’écris presque chaque jour sur mon blog Le jardin de Patou et je suis aussi plutôt active sur des groupes Facebook de jardinage, et sur Instagram. Mais j’ai surtout fait appel à des connaissances et à des amis jardiniers, pépiniéristes et journalistes spécialisés pour m’aider.

Comment vous y êtes-vous pris pour contacter différents médias ?

Hanaé : Nous n’avons pas les services presse des grandes maisons d’édition, alors il ne faut pas hésiter à commencer petit. J’ai commencé par repérer les petites radios – qui sont friandes croyez-moi de petits sujets pour leur émission. Ensuite, j’ai démarché de plus grandes radios. Et lorsque nous avons déjà des émissions avec notre nom, notamment sur Internet, c’est plus simple de les convaincre.

Antoine : Au début, j’ai essayé le chemin classique, à savoir l’envoi de communiqués de presse à différents médias. Mais ça ne fonctionnait pas. Ils en reçoivent beaucoup trop. Au-delà de faire appel à mon propre réseau, j’étais décidé à remettre mon livre en main propre ou dans les bonnes boîtes aux lettres. C’est long, mais habiter en région parisienne m’a permis de facilement me déplacer aux bons endroits.

Patricia : Mon livre n’aurait jamais pu exister sans l’amitié. C’est une aventure humaine avant tout. Ainsi une amie a eu l’opportunité de remettre les Chroniques d’une jardinière du dimanche en main propre à Stéphane Marie, présentateur de Silence ça pousse, bien connu des jardiniers. Il l’a lu et l’a aimé suffisamment pour le présenter à la fin de l’émission télévisée en mars 2022. Une belle surprise qui m’émeut encore. Une autre amie, journaliste pour le mensuel L’ami des jardins, m’a proposé de venir voir mon jardin pour prendre des photos et de m’interviewer ; son article est paru dans le numéro de septembre 2022. Une autre très jolie surprise.

Quels arguments de vente avez-vous choisi de mettre en avant ?

Patricia : Je n’ai utilisé aucun argument de vente. Je parle de ma passion pour le jardin, c’est tout.

Hanaé : J’ai surtout mis en avant le besoin de légèreté et d’humour pour les lecteurs. J’avais très envie d’amuser les gens. Et je mettais en avant ça pour les journalistes, ils pouvaient jouer sur l’humour, le petit prix et le large public auquel s’adressent mes livres. Et c’est vrai que les journalistes avaient besoin de rubriques rigolotes. Surtout, après la Covid, il y en avait besoin. Et ça a marché.

Antoine : Mon livre se déroulant durant des élections fictives, j’ai profité de nos présidentielles françaises pour mettre en avant mon livre. Expliquer la raison d’être de l’ouvrage, sensibiliser les gens à la politique sans être moralisateur, et rester dans un ton détendu, étaient mes façons de communiquer sur celui-ci.

Avez-vous senti de véritables retombées sur les ventes de vos livres ?

Antoine : Oui, clairement. Lorsque je suis passé sur RTL lors de l’émission Les Grosses Têtes, le public sensible à l’humour correspondait bien avec le ton de mon livre. Il y a eu un gros boom et heureusement qu’Amazon possédait des stocks de mon livre, car l’impression à la demande peut parfois nous ralentir dans ce contexte. L’impact s’est moins fait ressentir sur France Bleu aux côtés de Jean-Luc Mélenchon où les auditeurs recherchaient probablement un contenu plus sérieux qu’un livre humoristique. 

Patricia : Oui bien sûr. Grâce aux réseaux sociaux et à mon blog, je dialogue chaque jour avec des passionnés de jardins. J’ai évoqué avec eux mon livre bien avant son édition. Ils ont été les premiers à vouloir l’acheter. Lorsque l’ouvrage a été présenté dans Silence ça pousse, des personnes que je ne connaissais pas du tout ont pu avoir connaissance de son existence et ont pu l’acheter. Pareil pour l’article dans le magazine.

Hanaé : Les journalistes, c’est un circuit fermé où tout le monde se connaît et travaille ensemble. D’abord, le 20 minutes m’a propulsée, puis effet boule de neige, ça a été les médias nationaux comme M6, TF1 et France 3. Lorsque nous passons à la radio, les retombées sur les ventes sont proportionnelles à la grandeur des journaux. Alors qu’avec la télé, nous pouvons dépasser rapidement les milliers de ventes.

Est-ce que vous avez un petit conseil à donner aux auteur·rice·s de BoD ?

Hanaé : Je dirais qu’il y a 3 choses à avoir avec vous pour réussir à contacter des médias :
– la patience, car ça n’arrive pas du jour au lendemain
– l’organisation, en tenant un tableau précis des journaux à contacter et en restant alerte en relance (environ tous les 10 jours)
– la ténacité, car le travail finit par payer, même si nous rencontrons beaucoup de refus au début.

Patricia : Un livre, c’est avant tout une histoire de passions, de générosité et de rencontres. Il ne faut pas hésiter à parler de vos écrits autour de vous, à votre famille, à vos amis. Écrire ne doit pas être un secret. Rencontrez votre libraire, vos commerçants, rencontrez les associations, les organisateurs de salons et de manifestations culturelles… N’hésitez pas à en offrir aussi en échange d’un peu d’aide à la promotion. Ne pas avoir peur des réseaux sociaux également. Et surtout il faut s’amuser, prendre du plaisir. N’est ce pas le but de l’écriture !

Antoine : Osez partager votre livre, restez confiant et oubliez votre syndrome de l’imposteur lorsque vous obtiendrez des résultats. Vous n’avez peut-être pas d’argent pour une vraie communication, mais vous avez un cerveau : faites preuve d’intelligence et d’audace. Vous n’avez rien à perdre de toute façon, du moment que vous restez respectueux. Un conseil : ayez toujours sur vous un exemplaire de votre livre pour pouvoir le distribuer si une occasion se présente. Sans oublier d’y glisser un communiqué de presse !

Un grand merci pour votre lecture et si vous avez aussi envie de vous lancer dans l’aventure avec les médias, dites-le nous en commentaire !

Autrice

Caroline Ricciardi

Rédactrice web et graphiste en freelance, Caroline est passionnée par le monde du livre et de l’entrepreneuriat. Elle apprécie écrire des articles pour BoD et vous transmettre les informations qui vous donneront un petit coup de pouce pour progresser dans votre projet.

Plus d’articles

Laisser un commentaire

*Champs obligatoires