« Vivantes » : un best-seller paru en auto-édition

Nous nous sommes penché·e·s sur le parcours de Marie-Haude Mériguet, dont le second roman, « Vivantes », a connu un franc succès auprès des lecteur·rice·s.

21.07.2023 · Nathalie David News · Promouvoir

Notre coup de cœur de l’été ? « Vivantes », un best-seller paru en auto-édition et n°1 des ventes sur la librairie BoD. L’histoire d’une amitié exceptionnelle au cœur des Dolomites en Italie, écrite par la belle plume de Marie-Haude Mériguet.

Aujourd’hui, Vivantes s’est vendu à 21 000 exemplaires au total, dont environ 12 500 au format papier auto-édité avec BoD, et 8 500 au format numérique. Nous nous sommes interrogé·e·s sur le succès de ce best-seller en auto-édition. Comment est née cette belle histoire ? Comment l’autrice a-t-elle fait la promotion de son livre auto-édité ?

Marie-Haude a gentiment accepté de répondre à notre interview et nous espérons que son expérience vous inspirera autant que nous.

couverture du best-seller auto-édité "Vivantes" de Marie-Haude Mériguet

Interview

Qu’est-ce qui vous a poussée à passer par l’auto-édition ?

J’ai rédigé mon premier roman, Je vous en prie, silence en sachant que je voudrais qu’il soit lu un jour. Mais j’ignorais comment j’allais m’y prendre. Je ne connaissais qu’un seul procédé pour faire ça : être publiée par une maison d’édition. La manière dite « traditionnelle ». 

Une fois le premier jet écrit, je me suis posé la question beaucoup plus concrètement. Je me disais que je pourrais le soumettre à des maisons d’édition, mais comme je voulais qu’il soit publié, quoi qu’il arrive, j’ai cherché s’il existait d’autres solutions. Je me suis mise à lire les histoires et les interviews d’autrices qui avaient publié leur premier roman en auto-édition.

Plus je creusais le sujet, plus je le trouvais intéressant. Et très tentant. J’étais déjà entrepreneuse, j’avais créé un organisme de formation. Je trouvais que l’auto-édition c’était de l’entrepreneuriat, mais dans l’univers du livre. 

Petit à petit, je n’ai eu qu’une envie : commencer en m’auto-publiant, et c’est ce que j’ai fait pour mon premier, puis mon deuxième roman. 

Pourquoi avoir choisi BoD pour commercialiser la version papier de votre deuxième roman ?

Je trouvais l’offre de BoD plus intéressante que celle de la plateforme par laquelle j’étais passée pour mon premier roman. 

BoD propose une offre simple, il n’y a pas un long catalogue de services annexes pour la publication des livres. Il s’agit d’offrir aux autrices et aux auteurs de quoi diffuser leurs livres sur les divers circuits de vente de livres (en physique et sur Internet) en s’assurant qu’ils arrivent jusqu’aux personnes qui voudront les lire. C’était ce que je voulais. 

Le montant du contrat de diffusion du livre papier et celui des marges pour chaque exemplaire vendu m’ont attirée chez BoD. Ce sont des détails importants, si on veut développer son activité d’écrivain comme dans une petite entreprise. Pour pouvoir assurer les frais ainsi qu’un revenu, il n’y a pas de secret : il faut trouver comment réduire les dépenses et augmenter la marge

Avant la parution de mon deuxième livre, j’ai fait un test en imprimant chez BoD une version collector de mon premier roman, et j’ai trouvé que le rendu était d’excellente qualité

C’était assez pour me convaincre. Depuis, je suis passée chez BoD pour la commercialisation de mon premier roman (Je vous en prie, silence) en format semi-poche, et pour celle de mon deuxième roman (Vivantes) en grand format. 

Êtes-vous satisfaite de votre expérience et de l’accompagnement qui vous a été proposé ?

Je trouve que les plateformes d’auto-édition nous facilitent énormément la tâche. J’ai trouvé très facile de me lancer en auto-édition, pour tout ce qui concerne la mise en forme des livres et leur diffusion. Il suffit de se concentrer quelques minutes pour préparer la fiche du livre, télécharger le texte, et renseigner toutes les informations nécessaires. Et en quelques clics, ainsi que quelques jours de traitement par BoD, vous avez un roman disponible dans toutes les librairies, et sur tous les sites de vente de livre en ligne. 

Si nous avons la moindre question, il y a toujours quelqu’un pour nous répondre. Que ce soit chez BoD ou ailleurs, j’ai toujours trouvé cette qualité de service. 

Éditer son propre livre peut paraître difficile. Nous avons donc à cœur d’accompagner les auteur·rice·s, afin de réaliser ensemble leur projet de livre.

Nous avons également demandé à Marie-Haude quelles difficultés peuvent se présenter lorsqu’on souhaite s’auto-éditer.

La seule difficulté en auto-édition, c’est de trouver comment rendre son œuvre visible et accessible à ses lectrices et lecteurs. Nos livres ne sont exposés en librairies que dans des cas extrêmement rares. Il n’est pas toujours aisé de faire parler d’eux. 

Une grande surface célèbre qui commercialise des produits culturels pratique carrément des délais prohibitifs ou annonce l’indisponibilité des livres, dissuadant les lectrices et les lecteurs de se les procurer. C’est souvent l’image de l’autrice et l’auteur qui s’en trouve égratignée. 

En auto-édition, nous devons décupler nos efforts pour gagner la confiance de nos lectrices et lecteurs. Mais cela en vaut la peine, j’y trouve beaucoup de plaisir.

Pour inspirer les auteur·rice·s qui nous lisent, nous aimerions en savoir plus sur la naissance de cette intrigue. Comment vous est venue l’idée de votre roman Vivantes ?

Du décor à couper le souffle…

J’ai eu l’idée de Vivantes lors d’un voyage dans les Dolomites en Italie. Les paysages de montagne me fascinent. L’Italie aussi, je crois ! 

J’ai eu envie de raconter une histoire qui se déroulerait dans cette région.

… aux personnages uniques et touchants

J’ai ensuite pensé aux personnages. C’est celui de Faustine qui m’est venu en premier : je voulais raconter l’histoire d’une jeune femme qui marquerait à vie quiconque la rencontrerait. Lumineuse, brillante, magnifique. Mais cachant en même temps un mystère et même des zones d’ombres, des douleurs, des secrets difficiles. J’ai eu envie de présenter Nicolette à Faustine. Qu’elles aient presque le même âge, des passés très différents, des personnalités complémentaires, mais assez opposées aussi.

Je voulais que leur rencontre ait lieu dans ce décor grandiose des montagnes italiennes. Le mariage des trois devait créer un choc qui allait changer leurs trajectoires et faire d’elles les femmes qu’elles deviendraient ensuite. L’idée était qu’elles seraient devenues de tout autres personnes si elles ne s’étaient pas rencontrées, et si cela n’avait pas eu lieu dans cet endroit, en plein Trentin-Haut-Adige. 

Selon vous, qu’est-ce qui explique le succès de Vivantes auprès de vos lecteur·rice·s ? 

Pour répondre à cette question, je vais me fier à ce que les lectrices et lecteurs me disent dans leurs commentaires et leurs courriers. 

Les gens aiment Vivantes pour la manière dont l’amour y est fort, parfois brutal, absolu. Il y a comme un triomphe dans cet amour, quelque chose de victorieux. Et je crois que nous avons toujours besoin que l’amour triomphe. En tout cas moi, j’en avais besoin, donc j’ai écrit ce roman ! 

Mais ce n’est pas une histoire idyllique, loin de là. Il y a de la noirceur dans mes personnages, des blessures, de la violence, qui cohabitent avec leur beauté, leur vulnérabilité. Les gens se sont beaucoup attachés aux deux héroïnes, mais aussi aux personnages secondaires. Pour moi c’est un compliment immense. 

Je pense aussi que l’Italie y est pour beaucoup. Je me rends compte que je n’étais pas la seule que l’Italie et ses montagnes abruptes et majestueuses font rêver

Quelles ont été les actions de promotion qui vous ont apporté le plus de visibilité ?

Communiquer sur les réseaux sociaux pour promouvoir son livre

Pour promouvoir mon livre, j’ai communiqué sur mes comptes de réseaux sociaux et auprès de tous les gens qui m’avaient déjà lue

J’ai consacré un temps précieux à contacter les chroniqueuses de livres sur les réseaux sociaux, aussi. Je voulais prendre le temps de me présenter (ou de renouer avec celles que j’avais déjà contactées pour mon premier roman), et de leur parler de mon livre. Beaucoup ont accepté de lui donner sa chance, de le découvrir, et avec lui mon écriture. Et elles en ont parlé autour d’elles.

Contacter des chroniqueur·euse·s et leur envoyer son livre permet de lui apporter de la visibilité en le faisant découvrir à leur communauté. En passant par BoD, vous pouvez profiter gratuitement d’envois d’exemplaires en service presse, afin que les journalistes, blogueur·euse·s et influenceur·euse·s littéraires (de plus de 1 000 abonnés) puissent recevoir votre livre.

La publicité, une action efficace

J’ai également fait la promotion de Vivantes par de la publicité sur les réseaux sociaux et les plateformes de diffusion

Je pense que l’action la plus efficace pour montrer son livre, dans l’auto-édition, c’est la publicité. Tous mes collègues disent la même chose et je ne peux que le confirmer.

Pour en savoir plus sur la publicité, rendez-vous sur notre blog : Pourquoi faire une campagne de publicité pour son livre ? Notre équipe vous livre les secrets d’une publicité réussie pour gagner en visibilité et augmenter vos ventes. Vous trouverez d’autres actions marketing pour promouvoir votre livre dans notre article 7 stratégies marketing pour auteurs auto-édités.

Par contre, je pense que le bouche-à-oreille et le rôle joué par les chroniqueuses sont fondamentaux. Je ne peux pas chiffrer leur impact sur le parcours qu’a fait mon roman, mais je sais que sans les gens et leur vote de confiance, son histoire aurait été différente. Je tiens à les remercier du fond du cœur ! 

Quels sont vos projets pour la suite ?

Actuellement, je suis en train de peaufiner mon troisième roman, pour une parution en 2024. Je n’en dis pas davantage pour l’instant, je ne veux pas gâcher le suspens ! 

Et puis je travaille également sur un nouveau livre, qui ne sera pas un roman. Si tout se passe bien, il pourra paraître cet automne. 

Et puis, j’aurais d’autres choses à dire, concernant Vivantes notamment, et que je pourrai annoncer d’ici la fin de l’année je pense. 

Pour l’instant je me tais, pas seulement par goût pour le mystère, mais aussi parce que je préfère attendre un stade plus concret pour en parler. C’est une sorte de superstition. 

Mais j’espère tout de même avoir insufflé un certain suspense avec ça… 

Encore un grand merci à Marie-Haude Mériguet pour cette interview. Vous pouvez retrouver plus d’infos sur son site Internet www.mariehaudemeriguet.fr et son compte Instagram @mariegraindesel.

Depuis juin 2023, la version audio de Vivantes réalisée par BoD est disponible à la vente. De quoi ravir les habitué·e·s des transports en commun, les sportif·ve·s et les lecteur·rice·s qui souhaitent varier les plaisirs. 😉

couverture du livre audio "Vivantes" de Marie-Haude Mériguet, produit par BoD Audio

Update 2024 : Vivantes est publié chez J’ai Lu !

Il n’est pas rare que les best-sellers auto-édités attirent l’attention des maisons d’édition. Nous avions d’ailleurs évoqué ce sujet dans notre article Elin Bakker : autrice hybride entre auto-édition et édition traditionnelle

C’est donc ainsi que Marie-Haude Mériguet a vu en mai 2024 son roman Vivantes paraître en poche aux éditions J’ai Lu.

Vivantes n’est donc plus disponible dans sa version auto-éditée, mais vous pouvez retrouver le premier roman de Marie-Haude Mériguet, Je vous en prie, silence sur la librairie BoD.

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