Comment devenir écrivain ?

Vous aimeriez devenir écrivain sans savoir comment vous y prendre ? Vous êtes au bon endroit ! Voici les étapes et quelques conseils.

13.02.2026 · Caroline Duchesnes Écrire

De nombreuses personnes rêvent d’écrire et de publier un livre, et plus largement de devenir écrivain. Et en la matière, il y a beaucoup de préjugés que nous allons décortiquer ensemble. Avant de se lancer, il est utile de savoir exactement où l’on met les pieds et quelles sont les erreurs à éviter. Vous avez peut-être peur de ne pas être légitime pour publier un livre, ou bien vous ne savez pas par où commencer. Vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous aborderons les étapes et conseils pour devenir écrivain, mais aussi les réalités du métier.

Pourquoi tant de personnes rêvent-elles de devenir écrivain ?

Il peut y avoir de multiples raisons de vouloir non seulement publier un livre, mais en faire son activité principale ou secondaire. Certaines personnes ont un besoin viscéral d’écrire pour s’exprimer, s’occuper les mains et l’esprit. D’autres encore ont une passion pour les mots qu’elles aiment exercer de temps à autres. Vivre de sa plume, et de manière générale, vivre de sa passion est un rêve pour beaucoup.

Plus qu’un simple hobby, écrire des livres c’est aussi laisser une trace de son passage sur Terre, entrer dans la postérité. Il permet d’inventer des histoires et des univers. Beaucoup rêvent d’être reconnu·e·s par leurs pairs pour leur talent d’écriture, sans compter que la vie d’artiste est attirante. Qui ne voudrait pas travailler où et quand il/elle veut ?

Que signifie vraiment « devenir écrivain » ?

Pour certaines personnes, devenir écrivain signifie être publié par une maison d’édition reconnue, voir son livre en librairie, vivre de sa plume… Quand pour d’autres, un·e écrivain·e est tout simplement quelqu’un qui écrit – qu’il s’agisse d’un loisir, d’une activité secondaire ou encore de son métier.

Même les dictionnaires ne sont pas tout à fait clairs à ce sujet. Selon le Larousse, un·e écrivain·e est une « Personne qui compose des ouvrages littéraires ; homme, femme de lettres« . On trouve dans le Trésor de la Langue Française ces deux définitions : « 1. Celui, celle dont le métier est d’écrire pour autrui. 2. Celui, celle qui compose des ouvrages littéraires. Personne habile dans l’art d’écrire.« 

Quelles sont les études pour devenir écrivain ?

La plupart des auteur·rice·s ayant publié un ou des livres n’ont pas suivi d’études dans ce domaine. Pendant longtemps d’ailleurs, il n’y avait pas de cours ni de formation pour apprendre à écrire. On considérait que l’écriture était un talent que l’on possédait ou non.

En réalité, chacun·e peut devenir auteur·rice à force de travail et d’entraînement. Il n’y a rien de mieux que de lire et d’étudier les mécanismes employés par d’autres auteur·rice·s. Et bien sûr, pratiquer en commençant à écrire des nouvelles, de la poésie… Ou encore en participant à des ateliers d’écriture créative ou des concours d’écriture.

On trouve désormais aussi des formations à l’écriture. La plupart sont en ligne, mais on trouve aussi des écoles d’écriture physiques. Et depuis quelques années, certaines universités proposent également des masters de création littéraire. Nous détaillons toutes ces offres dans notre article Quelles sont les formations d’écriture en France ?

Les étapes clés pour devenir auteur

Voici en résumé les étapes principales pour devenir écrivain·e :

  1. Lire beaucoup et analyser
  2. Écrire régulièrement pour entraîner sa plume
  3. Trouver son style, la manière d’écrire qui nous est propre
  4. Terminer un manuscrit
  5. Relire et réécrire son texte pour l’améliorer
  6. Faire relire par des bêta-lecteur·rice·s
  7. Choisir son mode de publication : maison d’édition ou auto-édition
  8. Se faire connaître grâce à des actions marketing
  9. Créer sa communauté de lecteur·rice·s
  10. Continuer à écrire et publier d’autres livres.

Vous trouverez toutes les étapes pour publier un livre en auto-édition détaillées dans cet article : Les 10 étapes pour auto-éditer son livre.

Les erreurs fréquentes quand on veut devenir écrivain

Voici les embûches fréquemment rencontrées par les apprenti·e·s auteur·rice·s :

Attendre l’inspiration pour écrire

Beaucoup pensent que l’écriture doit naître d’un éclair de génie. En réalité, l’inspiration vient surtout en écrivant régulièrement. Si vous espacez trop vos sessions d’écriture, pris·e par les obligations du quotidien, vous risquez de délaisser complètement votre manuscrit. En vous y remettant de temps à autre, il sera difficile de retrouver vos marques. La régularité et la discipline sont la clé pour devenir écrivain. L’écriture est comme un muscle : plus vous écrivez, plus il devient facile et naturel de le faire. La session d’écriture provoque l’inspiration et non l’inverse !

Écrire sans lire

Écrire sans lire, c’est comme cuisiner sans connaître les ingrédients. La lecture nourrit le vocabulaire mais aussi la sensibilité narrative. Elle montre comment raconter une histoire, comment se construisent des personnages, des dialogues. Elle inspire aussi, car tout·e auteur·rice se nourrit inconsciemment de ce qu’il/elle a lu. Sans lire, il est difficile de progresser et de trouver son style.

Ne jamais terminer ses textes

Beaucoup de personnes commencent à écrire un roman ou un récit personnel puis s’arrêtent par manque de temps, de discipline ou d’inspiration. Le syndrome de la page blanche est classique : il s’agit souvent d’un manque de préparation à l’écriture. En effet, surtout dans le cas d’un roman, il est conseillé de planifier la structure de son livre avant d’écrire. Un outil comme WriteControl est utile pour cela. C’est ainsi que l’on bâtit une intrigue cohérente, avec du suspense et un rythme qui pousse les lecteur·rice·s à sans cesse vouloir lire la suite (on parle alors de page turner). Les auteur·rice·s qui écrivent au fil de la plume existent aussi bien sûr, mais ceux qui réussissent à terminer leur manuscrit ainsi sont très rares.

Se comparer et avoir le syndrome de l’imposteur

Se comparer à des auteur·rice·s publié·e·s ou à des modèles idéalisés crée le doute et le blocage. Le syndrome de l’imposteur pousse à remettre en question sa légitimité alors qu’écrire est avant tout un processus d’apprentissage et de pratique. Chacun·e a son style et en matière de livres, comme dans tous les domaines, il en faut pour tous les goûts ! Certain·e·s lecteur·rice·s aiment les belles phrases élégantes, quand d’autres préfèrent un style très simple et une intrigue addictive. Les « défauts » d’un·e auteur·rice peuvent être considérés comme des qualités par certaines personnes. Croyez en vous et poursuivez votre projet jusqu’au bout !

Ne pas faire appel à des bêta-lecteur·rice·s

Il est difficile d’être objectif·ve sur son propre texte. Les bêta-lecteur·rice·s apportent un regard extérieur, repèrent les incohérences et suggèrent des améliorations. C’est indispensable pour être certain·e que le livre sera apprécié des lecteur·rice·s une fois publié.

Se précipiter en soumettant ou publiant des manuscrits non aboutis

L’envie d’être publié·e rapidement peut mener à envoyer un texte incomplet ou mal retravaillé. Un manuscrit bâclé diminue les chances de publication et peut nuire à la crédibilité de l’auteur·rice. La patience et les révisions sont essentielles !

Accepter des contrats d’édition abusifs

Aveuglé·e·s par l’enthousiasme d’avoir reçu une réponse positive de la part d’une maison d’édition, nombreuses sont les personnes qui se font arnaquer en acceptant des contrats à la limite de la légalité. Il s’agit souvent de maisons d’édition peu scrupuleuses pratiquant l’édition à compte d’auteur.

Si la maison d’édition vous demande de payer pour la conception du livre, de commander obligatoirement un stock de livre ou encore de créer une campagne de financement participatif, il y a des chances qu’il s’agisse d’édition à compte d’auteur. Ces maisons d’édition profitent du rêve de publication des auteur·rice·s pour leur soutirer de l’argent. Malheureusement, en échange le travail éditorial et la promotion sont quasiment inexistants.

C’est pourquoi il est crucial de lire attentivement et comprendre chaque clause avant de signer. Renseignez-vous bien sur les différences entre édition à compte d’éditeur, à compte d’auteur et auto-édition.

Ne pas faire suffisamment la promotion de son travail

Publier un livre de qualité ne suffit malheureusement pas pour rencontrer le succès. Personne ne lira votre livre si vous n’en parlez pas autour de vous et n’en faites pas la promotion. Car pour se procurer un ouvrage, il faut déjà avoir connaissance de son existence. Négliger la promotion — réseaux sociaux, services presse, newsletter, rencontres lors de dédicaces et salons du livre — réduit considérablement la visibilité. Un·e auteur·rice doit investir du temps pour se faire connaître et convaincre des lecteur·rice·s d’acheter son livre.

Foire aux questions : devenir écrivain

Comment publier un livre ?

Publier un livre peut se faire de deux manières principales :

L’édition traditionnelle

Vous soumettez votre manuscrit à des maisons d’édition. Si l’une d’elles l’accepte, elle prend en charge la correction, la mise en page, l’impression et la diffusion. Vous signez un contrat et percevez des droits d’auteur sur les ventes.

L’autoédition

Vous publiez votre livre vous-même, en passant par exemple par une plateforme comme BoD. Vous conservez un contrôle total (et une part plus importante des revenus), mais vous devez assurer vous-même (ou bien financer) la correction, la couverture, la mise en page et la promotion.

Dans les deux cas, l’essentiel reste le même : proposer un manuscrit abouti, retravaillé et prêt à être lu.

Peut-on vivre de l’écriture ?

Il est possible de vivre de sa plume, mais cela reste difficile et souvent progressif. Encore peu d’auteur·rice·s vivent uniquement des ventes de leurs livres. Il faut souvent plusieurs publications et plusieurs années avant d’atteindre une stabilité financière. Cela est possible surtout pour les auteur·rice·s reconnu·e·s publié·e·s dans de grandes maisons d’édition. Ou bien pour des auteur·rice·s indépendant·e·s (en auto-édition, donc), qui publient très régulièrement des livres et bénéficient de marges d’auteur plus élevées et versées plus régulièrement qu’en édition traditionnelle. Il est aussi possible de diversifier ses revenus en exerçant des activités complémentaires, en lien avec l’écriture.

À quel âge peut-on devenir écrivain ?

Il n’y a pas d’âge pour devenir écrivain·e. Vous pouvez commencer très jeune, dès l’adolescence, ou bien vous lancer à 40, 60 ou 80 ans. L’écriture n’exige ni diplôme spécifique ni parcours linéaire ; elle demande surtout de la pratique, de la lecture et de la persévérance. Parfois, la maturité apporte une profondeur précieuse ; parfois, la jeunesse offre une fraîcheur unique. Il est toutefois nécessaire d’être majeur·e pour signer un contrat d’édition en son nom. Un·e jeune auteur·rice mineur·e peut tout de même publier un livre, mais l’autorisation des parents sera alors nécessaire.

Combien de temps faut-il pour écrire un livre ?

Chaque auteur·rice n’avance pas à la même vitesse sur son projet de livre. C’est pourquoi la durée d’écriture varie énormément. Certain·e·s sont très rapides et peuvent être un manuscrit en quelques semaines seulement quand pour d’autres il faudra des mois, voire des années. Écrire et publier un livre par an est déjà une très bonne performance !

La durée d’écriture de votre livre dépendra du temps que vous pourrez y accorder, de votre régularité et méthode de travail, de la longueur du manuscrit et du nombre de réécritures nécessaires pour rendre le manuscrit publiable. Souvent, l’écriture du premier jet est la partie la plus rapide. La révision, elle, demande patience et rigueur. Pour avancer rapidement, beaucoup d’écrivain·e·s participent à un challenge au mois de novembre, le NaNoWriMo. Le but : écrire son premier jet en un mois.

Peut-on devenir écrivain sans talent ?

Le talent est subjectif, et l’écriture s’apprend. Ce qu’il vous faut surtout, c’est la passion des mots, l’inspiration pour écrire une histoire, et la motivation de vous lancer dans ce projet. En lisant et en écrivant beaucoup, mais aussi en vous faisant relire par des bêta-lecteur·rice·s et/ou des professionnel·le·s, vous progresserez à coup sûr jusqu’à ce que votre manuscrit soit bon. Vous avez aussi la possibilité de consulter des livres pour apprendre à écrire et d’étudier des procédés narratifs pour faire de votre livre un véritable page turner.

Comment être publié pour la première fois ?

Pour être publié pour la première fois, vous devez d’abord proposer un manuscrit abouti, retravaillé et soigneusement corrigé. Ensuite, choisissez la voie qui correspond à votre projet : l’édition traditionnelle, en envoyant votre texte aux maisons adaptées à votre genre, ou l’auto-édition, qui demande de gérer vous-même la conception du livre et la promotion. La qualité du texte, le respect des codes de l’édition et la persévérance sont essentiels.

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