Illustrer un livre ne s’improvise pas : il existe quelques règles à suivre pour que le rendu soit équilibré, esthétique et optimal à l’impression. Voici 5 étapes et conseils pour mener à bien votre projet de livre illustré.
Sommaire
Publication en maison d’édition ou en auto-édition ?
Création du storyboard du livre illustré
Réflexion sur la mise en page du livre illustré
Choix du style des illustrations
Création des illustrations : papier ou numérique ?
Préparation des illustrations pour l’impression
Comment est rémunéré·e l’illustrateur·rice d’un livre ?
Peut-on auto-éditer un livre et partager les marges d’auteur·rice avec l’illustrateur·rice ?
Peut-on illustrer son livre soi-même en tant qu’auteur·rice ?
Comment trouver un·e illustrateur·rice pour son livre ?
Comment briefer un·e illustrateur·rice pour illustrer son livre ?
Quel budget prévoir pour illustrer un livre ?
Qui détient les droits des illustrations d’un livre ?
Comment devenir illustrateur·rice de livres ?
1. Définir si vous souhaitez publier le livre en maison d’édition ou en auto-édition
En effet, publier en maison d’édition ou en auto-édition change la donne : le processus de conception d’un livre illustré n’est pas le même. Nous allons surtout prendre pour exemple ici l’album jeunesse, car il s’agit du type de livre illustré le plus courant.
Publier un livre illustré en maison d’édition
En édition traditionnelle, il y a deux cas de figure :
- Soumettre un manuscrit contenant le texte uniquement
- Soumettre un projet déjà complet contenant le texte et les illustrations.
Cependant, il est plus courant que l’auteur·rice soumette uniquement le texte. L’éditeur·rice choisit ensuite un·e illustrateur·rice qui créera les illustrations du livre. La deuxième solution est possible aussi mais surtout dans le cas où l’auteur·rice et l’illustrateur·rice sont la même personne.
Pourquoi vaut-il mieux laisser à la maison d’édition la main sur l’illustration du livre ? Tout simplement parce qu’un livre illustré est un projet dans lequel tout doit être cohérent : le choix du format, de la mise en page, du style d’illustration, des caractéristiques de fabrication. La maison d’édition sait ce qui est adapté au lectorat-cible et à sa ligne éditoriale, et préfère effectuer ces choix elle-même. De plus, elle travaille déjà avec des illustrateur·rice·s expérimenté·e·s.
C’est pourquoi, si vous aimeriez faire publier votre livre illustré, nous vous conseillons de soumettre uniquement le texte de votre histoire. Vous pouvez éventuellement indiquer la nature et la place des futures illustrations à l’endroit de l’histoire où vous imaginez qu’elles devraient s’insérer. Dans le cas d’un album jeunesse, c’est avant tout l’histoire qui doit convaincre la maison d’édition. L’illustration est certes très importante, mais elle repose sur l’histoire.
Publier un livre illustré en auto-édition
En auto-édition, c’est différent : vous êtes complètement libre et effectuez vos propres choix pour la conception du livre. Avant toute chose, nous vous conseillons de réfléchir à votre concept de livre de manière globale. Observez les ouvrages concurrents du même genre et définissez :
- l’âge du lectorat-cible, notamment s’il s’agit d’un album jeunesse
- le nombre de pages envisagé
- les caractéristiques d’impression : papier, type de couverture/reliure
- le nombre de pages couleur
- le prix de vente à ne pas dépasser.
Ces informations sont importantes à prendre en compte. Notamment car en auto-édition, il est possible que vous fassiez le choix de l’impression à la demande. En passant par une entreprise comme BoD, par exemple. L’impression à la demande est le moyen le plus simple d’auto-éditer son livre simplement, sans devoir investir d’importantes sommes d’argent dans l’impression et le stockage des exemplaires imprimés du livre. Et sans devoir gérer la logistique des ventes, la facturation, ni les envois.
Cependant, en impression à la demande, les frais d’impression des pages couleur sont un peu plus élevés qu’en impression traditionnelle. Cela s’explique du fait que les procédés d’impression sont différents : chacun a ses avantages et inconvénients (vous pouvez retrouver sur notre blog un comparatif de l’impression offset et de l’impression numérique). Vous devrez donc dès le début faire des choix afin que le prix de vente de votre livre reste abordable pour vos lecteur·rice·s.
2. Créer un storyboard pour déterminer la place des illustrations dans le livre
Avant même de commencer à écrire votre histoire, il est judicieux de penser au livre comme un tout. C’est-à-dire que la structure même du livre dépend de l’alternance entre texte et illustrations. Surtout s’il s’agit d’un livre pour enfants. Vous ne voulez pas vous retrouver avec toutes les images au début ou à la fin du livre. Ni avec des pages contenant deux lignes de texte, quand d’autres contiennent plusieurs paragraphes.
Dans le cas d’un album jeunesse, comme il s’agit d’un livre plutôt court, mieux vaut concevoir un storyboard plutôt que vous lancer dans l’écriture à l’aveugle. Pour cela, dessinez des cases vides qui représentent les pages de votre livre. Choisissez si vous souhaitez alterner texte et illustration sur chaque double page ou bien illustrer seulement les scènes clés. Ou encore, mêler texte et image sur chaque page. Observez les ouvrages concurrents pour le même lectorat-cible. Vous aurez une idée de ce que les lecteur·rice·s de cette tranche d’âge attendent.
Sur le storyboard, qu’on appelle aussi « chemin de fer« , notez la répartition des différentes scènes sur les pages. Si vous comptez illustrer le livre vous-même, vous pouvez esquisser directement vos illustrations. Et symboliser le texte par quelques traits. Vous avez ainsi une vue d’ensemble du livre et du placement des illustrations.
3. Réfléchir à la mise en page avant d’illustrer le livre
Dans les livres pour enfants, notamment, texte et illustrations sont parfois intimement liés. Le style de la police d’écriture doit être cohérent avec celui des images. Veillez à choisir la bonne taille de police et interligne pour assurer un bon confort de lecture aux jeunes lecteur·rice·s. Choisissez une police d’écriture sans empattements, de préférence, plus lisible pour les enfants et personnes dyslexiques.
Souhaitez-vous qu’il y ait un jeu typographique sur le texte ? Mettre certains mots en évidence, par exemple en gras ou dans une autre typographie ? N’hésitez pas à faire des essais et à faire preuve de créativité, mais veillez toujours à ce que le texte reste lisible. En effet, si les parents ou les enfants ont du mal à lire le texte, le plaisir de la lecture ne durera pas longtemps.
L’essentiel est de penser au livre illustré dans sa globalité avant même de commencer : l’histoire, les illustrations et la mise en page. Si vous êtes auteur·rice sans avoir de compétences en illustration ni en graphisme, mieux vaut déléguer cette partie et faire appel à des professionnel·le·s expérimenté·e·s. Certain·e·s illustrateur·rice·s sont aussi graphistes, et peuvent donc se charger à la fois du travail d’illustration et de mise en page. C’est une bonne solution pour obtenir un album jeunesse de qualité, au rendu professionnel. Si besoin, BoD propose des services d’illustration et de mise en page.
4. Choisir le style des illustrations
Posez-vous la question : quel style d’images conviendrait pour cette histoire ? Des illustrations très minimalistes ou au contraire très détaillées et réalistes ? En couleur ou noir et blanc ? Couleurs vives ou pastel ? Un médium classique (fusain, aquarelle, crayon…) ou une illustration numérique ? Il existe énormément de styles différents.
Bien sûr, si vous illustrez le livre vous-même, vous avez déjà certainement votre propre style et déjà une idée précise de l’apparence que doivent avoir vos personnages. Mais si vous décidez de vous faire accompagner par un·e illustrateur·rice, alors vous avez l’embarras du choix. N’hésitez pas à en contacter plusieurs, pour demander des devis différents mais aussi pour évaluer avec quelle personne vous seriez le plus à l’aise de travailler.
Il est important que vous discutiez en détail de l’intention et du style souhaité pour le livre. En effet, l’aspect visuel joue un rôle essentiel dans un livre d’images : alors que les adultes se concentrent souvent uniquement sur le texte lorsqu’ils lisent à haute voix, les enfants parcourent les pages du regard, découvrent les moindres détails et les mémorisent.
5. Créer les illustrations du livre, sur papier ou en numérique
Il y a deux possibilités pour illustrer un livre : réaliser les images de manière traditionnelle, sur papier, ou bien réaliser des illustrations numériques.
Dans le premier cas, veillez aux dimensions de vos images : elles doivent s’adapter parfaitement à l’emplacement prévu dans le livre. La numérisation sera une étape importante pour passer du papier à l’écran et pouvoir intégrer les illustrations dans la mise en page du livre. Utilisez un scanner de bonne qualité. Il sera certainement nécessaire d’effectuer des retouches sur ordinateur afin de parfaire les illustrations : éliminer les imperfections, revoir la saturation des couleurs, etc. Il est recommandé d’utiliser des logiciels professionnels, de la suite Adobe notamment : Photoshop ou Lightroom pour la retouche d’images, InDesign pour la mise en page.
Si vous optez pour une illustration numérique, il existe là encore plusieurs façons de faire. Certain·e·s illustrateur·rice·s travaillent sur tablette graphique, d’autres directement sur une tablette numérique type iPad (notamment sur l’application Procreate). D’autres encore réalisent un croquis sur papier, le scannent, puis reproduisent les traits sur l’ordinateur à l’aide du logiciel Illustrator. L’avantage de réaliser une illustration numérique, c’est qu’il est plus facile de la corriger, dupliquer, l’agrandir ou la rétrécir selon les besoins. Les couleurs sont également plus vives et les traits plus nets, mais c’est un style qui peut avoir moins de charme que les médiums traditionnels.
6. Préparer les illustrations pour l’impression
Pour garantir un résultat optimal à l’impression, veillez aux aspects suivants :
Résolution et taille de l’image
Il est primordial que chaque illustration ait une bonne résolution afin d’être nette et non pixellisée : minimum 300 dpi. Vous pouvez vérifier cette information sur un logiciel comme Photoshop et si besoin adapter le nombre de dpi. Attention : plus vous augmentez les dpi, plus vous réduisez la taille de l’image. Veillez lors de la mise en page à ne pas agrandir l’image au-delà de sa taille réelle. Sur InDesign, vous pouvez vérifier cela dans les détails de votre bloc image : l’agrandissement ne doit pas aller au-delà de 100 %.
Fonds perdus
Si vos illustrations sont prévues pour occuper une pleine page (c’est-à-dire s’étendre jusqu’au bord de la page sans marge), il est nécessaire d’ajouter à votre fichier mis en page des fonds perdus. C’est valable également pour la couverture du livre.
Les fonds perdus consistent en une marge de sécurité sur laquelle l’image déborde. Cette marge sera coupée à l’impression afin d’éviter qu’il y ait un trait blanc en cas de léger décalage lors de la fabrication. Le bord de l’illustration sera donc rogné à l’endroit du fond perdu. Anticipez cet aspect en prévoyant donc que l’image soit légèrement plus grande que la page. Les fonds perdus sont généralement de 5 mm sur chaque côté de la page.
Impression couleur
En auto-édition, particulièrement en impression à la demande (qui fait appel au procédé d’impression numérique), veillez à faire les bons choix. Optez pour un papier épais adapté à l’impression d’images : par exemple chez BoD, le papier photo mat 120 g ou le papier photo brillant 200 g. Enfin, sélectionnez l’impression Premium et non l’impression standard (adaptée uniquement à l’impression de texte en noir et blanc).
Vous trouverez davantage de conseils techniques au sujet de l’impression des images dans notre article Imprimer un livre contenant des images.
Les questions fréquentes sur le fait d’illustrer un livre
Comment est rémunéré·e l’illustrateur·rice d’un livre ?
Tout dépend de ce qui est conclu avec la maison d’édition ou l’auteur·rice (dans le cas d’un livre auto-édité). En édition traditionnelle :
- soit l’illustrateur·rice est payé·e directement par l’éditeur pour la réalisation des illustrations
- soit il/elle touche des droits d’auteur sur la vente de chaque exemplaire du livre, comme l’auteur·rice.
Dans le cas d’un livre auto-édité, il est plus fréquent que l’auteur·rice rémunère l’illustrateur·rice dès le départ pour son travail. En effet, en auto-édition, il est difficile d’estimer le nombre de ventes. Si le livre ne se vend pas, l’illustrateur·rice pourrait ne pas toucher de rémunération pour son travail.
Peut-on auto-éditer un livre et partager les marges d’auteur·rice avec l’illustrateur·rice ?
Oui, si l’auteur·rice et l’illustrateur·rice se mettent d’accord à ce sujet. Nous recommandons d’officialiser cet accord sous la forme d’un contrat signé des deux parties. Ceci afin d’éviter tout désaccord par la suite. À noter que si vous publiez votre livre avec BoD, le livre est relié au compte myBoD de la personne ayant effectué la publication. Les marges d’auteur seront versées sur le compte bancaire associé. Il appartient donc à l’auteur·rice et l’illustrateur·rice de s’arranger entre eux pour le partage des recettes.
Peut-on illustrer son livre soi-même en tant qu’auteur·rice ?
Rien n’empêche un·e auteur·rice d’illustrer son propre livre. Comme rien n’empêche à l’inverse un·e illustrateur·rice d’écrire une histoire pour accompagner ses illustrations. Certaines personnes possèdent à la fois un talent pour l’écriture et pour l’illustration. Pour les lecteur·rice·s, la qualité et le style des illustrations détermine leur décision d’achat d’un livre illustré. C’est pourquoi, si vous débutez en dessin, nous vous conseillons plutôt de faire appel à un·e illustrateur·rice.
Comment trouver un·e illustrateur·rice pour son livre ?
Si vous n’avez pas d’illustrateur·rice dans votre carnet d’adresses, vous pouvez effectuer des recherches sur Google ou bien sur les réseaux sociaux (notamment via des hashtags). Beaucoup d’illustrateur·rice·s présentent en effet leur travail sur Instagram, par exemple. Sur Internet, vous pouvez aussi chercher sur le site Behance, où de nombreux·ses artistes (illustrateur·rice·s comme graphistes) postent leur portfolio. Ou encore sur une plateforme de mise en relations avec des freelances, comme Malt. Il existe également d’autres sites comme Fiverr, où il est possible de trouver des illustrateur·rice·s. Enfin, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse met à disposition sur son site un répertoire d’illustrateur·rice·s et auteur·rice·s jeunesse, ainsi que leurs coordonnées. Prenez le temps d’observer les différents styles d’illustration et de choisir quelqu’un qui a, de préférence, déjà réalisé des illustrations de livre avant de contacter la personne pour lui présenter votre projet.
Comment briefer un·e illustrateur·rice pour illustrer son livre ?
Un bon brief pose un cadre tout en laissant une vraie liberté créative. Voici les éléments qu’il devrait contenir, dans l’idéal :
- La présentation du projet : résumé du livre, genre, public cible, ton et intentions. Cela permet à l’illustrateur·rice de comprendre l’univers avant même de penser aux images.
- La nature des illustrations souhaitées : le nombre d’images, leur taille (pleine page, vignette, couverture…), les scènes clés à représenter et ce que les images doivent apporter au récit.
- Des références visuelles d’inspiration, même approximatives (styles, couleurs, ambiances), pour lui donner une idée de ce que vous avez en tête.
- Les contraintes pratiques : format du livre, délais, budget, droits d’utilisation…
Ces éléments sont essentiels pour éviter les malentendus. Une fois le devis signé, prévoyez des échanges et des validations intermédiaires, notamment à l’étape des croquis. Il sera ainsi possible d’effectuer des ajustements si nécessaire avant la finalisation de chaque illustration. Une collaboration fluide repose avant tout sur une bonne communication.
Quel budget prévoir pour illustrer un livre ?
Cela dépend de beaucoup de critères : le style des illustrations et la manière dont elles sont réalisées (le niveau de difficulté augmente le temps de travail), le nombre d’illustrations, leur taille, etc. Il n’existe pas de grille tarifaire universelle : chaque illustrateur·rice a également ses propres tarifs, selon son degré d’expérience notamment.
Quoiqu’il en soit, l’illustration requiert de bonnes compétences et beaucoup de temps, c’est pourquoi faire illustrer un livre demande généralement un budget conséquent qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros. N’hésitez pas à contacter plusieurs illustrateur·rice·s différent·e·s pour comparer les devis. Si vous avez un petit budget, vous pouvez vous tourner vers des étudiant·e·s en école d’art qui pratiquent des tarifs plus abordables du fait de leur faible expérience.
Enfin, nous déconseillons l’utilisation de l’intelligence artificielle pour réaliser vos illustrations de livre. En effet, celles-ci sont gratuites ou peu chères à réaliser, et en principe libres de droits, mais le rendu n’est pas toujours qualitatif. Leur utilisation commerciale n’est donc pas interdite pour le moment, mais pose des problèmes éthiques. Ces illustrations artificielles sont créées à partir du travail d’illustrateur·rice·s humain·e·s qui ne sont malheureusement pas rémunéré·e·s pour cet « emprunt ». Préférez donc soutenir un·e professionnel·le, et le rendu n’en sera que meilleur.
Qui détient les droits des illustrations d’un livre ?
Cet aspect est à négocier entre l’auteur·rice ou la maison d’édition et l’illustrateur·rice du livre et à mentionner dans le contrat écrit entre les deux parties. L’illustrateur·rice peut céder tout ou partie de ses droits (reproduction, diffusion, adaptation…) à l’auteur·rice ou à l’éditeur. Le contrat doit préciser combien de temps, dans quels pays, sur quels formats (livre papier, ebook…) et pour quels usages précis l’auteur·rice peut utiliser les illustrations.
Comment devenir illustrateur·rice de livres ?
Il n’existe pas de parcours type : certain·e·s illustrateur·rice·s ont fait des études d’art, quand d’autres sont complètement autodidactes. Pour devenir illustrateur·rice de livres, il est nécessaire de vous forger un style identifiable. Et par la suite, de vous créer un portfolio « orienté édition ». Vous y intégrez des illustrations de livres que vous avez réalisées. Il peut s’agir de projets réels ou fictifs, créés par exemple dans le cadre de vos études.
Ensuite, rendez-vous visible auprès des auteur·rice·s et éditeur·rice·s. Via votre site Internet, sur des plateformes de freelances, vos réseaux sociaux… Pour faire vos armes, vous pouvez dans un premier temps illustrer de manière bénévole des revues littéraires indépendantes ou associatives. Il existe pour cela de nombreux appels à illustrations ou encore des appels d’offres rémunérés pour des projets. Vous pouvez aussi soumettre spontanément votre book illustré à des maisons d’édition pour leur proposer de travailler avec vous. À noter que la plupart des illustrateur·rice·s n’ont pas le statut de salarié mais travaillent en indépendant (freelance).

