S’auto-éditer avec un éditeur freelance

Et si vous faisiez appel à un éditeur freelance pour vous accompagner dans l'auto-édition de votre livre ?

Votre projet d’écriture a du mal à voir le jour ? Vous avez le sentiment d’avoir besoin d’aide ? C’est une situation que rencontrent de nombreux·ses auteur·rice·s qui souhaitent s’orienter vers l’auto-édition. Un éditeur freelance peut vous venir en aide.

Il est tout à fait normal de se sentir perdu·e lorsque l’on s’apprête à auto-éditer son livre pour la première fois. Vous ne pouvez pas du jour au lendemain devenir auteur·rice, éditeur·rice, illustrateur·rice, maquetteur·rice, etc. C’est tout à fait normal de vouloir s’entourer des bonnes personnes pour parvenir à votre objectif. 

Dans cet article, nous sommes allées à la rencontre de Marion, éditrice freelance chez Miralta, et d’Aurélia Le Bréhat, autrice auto-éditée chez BoD. Elles ont eu l’occasion de travailler ensemble pour voir éclore le projet littéraire de notre autrice : Imparfaite

Découvrez notre double interview sur le thème « s’auto-éditer avec un éditeur freelance ».

Une éditrice freelance pour la publication de votre livre : Marion de Miralta

Après avoir validé son diplôme d’éditrice en 2020, Marion n’a pas tardé à se lancer dans l’activité d’éditrice freelance. Et le succès s’est présenté très rapidement avec des abonné·e·s sur les réseaux sociaux en soif de réponses à leurs questions sur cet univers.

Nous avons donc souhaité la rencontrer pour lever le voile sur ce métier et sur les avantages à faire appel à un éditeur freelance ou une éditrice pour publier son livre. Et voici, la première question que nous lui avons posée : 

En quoi consiste ton accompagnement pour les auteur·rice·s ? 

« À l’heure actuelle, je propose trois types d’accompagnement pour les auteur·rice·s. Tout d’abord, des ateliers avec le Campus Miralta pour la construction de leur livre sous la forme de formation de cinq mois en ligne. Également, une prestation de coaching éditorial qui intervient à la fin de l’écriture – c’est le coup de pouce pour réfléchir sur le comment publier son livre

Et enfin, le troisième axe, j’accompagne les auteur·rice·s en tant que bêta-lectrice. L’objectif est de perfectionner ce diamant brut que représente leur projet. C’est aussi à cette étape où nous allons réfléchir à la publication en tant que telle et réfléchir la partie vraiment éditoriale : recherche de maisons d’édition, auto-édition, mise en page, illustration, maquette, etc. »

Et pour ce type de prestation, combien ça coûte ? 

« À l’exception des formations disponibles en ligne, le prix de mes prestations est bien sûr variable selon la demande.

Pour ce qui est de la bêta-lecture, la différence de prix se basera principalement sur le nombre de mots. Le travail n’est bien évidemment pas le même selon le projet d’écriture. Par exemple, un haïku et une trilogie fantasy, ça ne demande pas les mêmes heures de travail. Au cas par cas, les prix débutent à 80 € et peuvent monter jusqu’à 1 000 €. »

Comment se déroule une collaboration de bêta-lecture ?

« Pour cette partie, nous avons vraiment un procès bien rodé, avec ma collaboratrice Fanny. Nous mettons en place une page Notion pour que l’auteur·rice qui y a accès puisse suivre les avancées de son projet. Nous mettons aussi en place des deadlines pour les différents allers-retours. Et surtout, nous restons disponibles sur WhatsApp pour discuter en direct si le besoin se fait sentir.

Pour chaque fin de projet, nous réalisons une session de clôture sur Zoom pour faire le point. En général, je donne des bases de données de contacts, des fiches techniques et d’autres tips pour les laisser voler de leurs propres ailes. 

Parfois ça ne s’arrête pas là pour autant. Nous nous donnons l’occasion de prendre un café ou nous avons l’occasion de se croiser lors des festivals dédiés aux livres. Je suis toujours très contente d’avoir des nouvelles, dans tous les cas ! »

Limites-tu tes prestations d’éditeur freelance à un genre littéraire en particulier ?

« C’est drôle, parce que ce que j’aime en tant que lectrice, ce sont les thrillers, les romans noirs et les romans graphiques, mais ce ne sont pas les genres sur lesquels je préfère travailler. 

Ainsi, a contrario, je réalise surtout des missions sur des livres de romance et de fantasy. Ce ne sont pas mes lectures favorites, mais j’adore m’y consacrer en tant qu’éditrice freelance. Le développement des relations humaines, comment dénouer l’intrigue, dans quel sens se déroule la narration, etc. 

Et puis surtout, j’aime toujours la vision très positive des auteurs et des autrices que je suis. Je me sens très à l’aise avec ces genres-là, mais pour répondre à la question, je n’instaure pas de limites sur le genre littéraire. 

D’ailleurs, je travaille également avec des maisons d’éditions pour des livres pratiques, des livres de cuisine ou des projets littéraires d’influenceur·se·s. »

Au sujet des formations, qu’apportent-elles aux auteur·rice·s que tu accompagnes ?

« Alors, il y a beaucoup de formations déjà présentes en ligne, donc mon objectif, c’était de créer quelque chose de nouveau. J’aime l’enseignement et la pédagogie. Ça me vient de mes parents qui sont profs et j’ai toujours eu plein de lectures sur ces sujets.

C’est pour cette raison que j’ai eu aussi envie de croiser cette passion avec mon métier d’éditrice freelance. L’idée de mes formations, c’est de combiner l’aspect sur l’écriture et sur l’après. J’apporte donc des aspects théoriques sur l’architecture et le style d’écriture. Par exemple, nous voyons l’ordre des mots dans une phrase et comment un certain assemblage pour donner un effet d’ironie ou de logique aux lecteur·rice·s.

Et puis enfin, le côté édition, car l’objectif derrière, c’est d’être édité en se détachant du lot et plaire à un lectorat le plus large possible. Sur cette partie, je mets un point d’honneur à créer une formation à échelle humaine. Je ne laisse pas tomber les auteur·rice·s et nous continuons généralement d’échanger sur les réseaux sociaux. »

Et les réseaux sociaux dans tout ça : comment aides-tu les auteur·rice·s dans leur stratégie de communication ? Que préconises-tu ?

« Sur les réseaux sociaux, je travaille surtout avec des maisons d’édition dont la cible est les lecteurs et les lectrices. Or, je vois trop souvent des auteurs qui se perdent dans les conseils aux autres auteurs, alors qu’ils devraient s’adresser en premier lieu aux personnes qui vont les lire.

Je parle beaucoup sur mon compte TikTok du « know, like, trust » comme ligne de conduite sur les réseaux. 

Le know, c’est créer des contenus courts dans les tendances actuelles, en décidant ce que l’on souhaite montrer. Ça peut être l’humour, la pédagogie ou toute autre ambiance particulière.

Ensuite, il y a le like : créer des contenus et des vidéos pour « se faire apprécier » pour ce que nous sommes. Il s’agit là de mettre en avant ses personnages, des passages de son livre, les univers qui nous passionnent, des anecdotes sur nos sessions d’écriture, etc.

Et enfin, les contenus trust où nous prônons que nous sommes spécialistes dans un domaine sans avoir peur de le montrer et en se sentant légitime à le faire. Dans ce cas, vous pouvez montrer comment vous vous documentez avec précisions pour construire vos récits ou quelles personnes sont présentes pour vous aider dans votre projet. »

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Le projet d’Aurélia Le Bréhat aux côtés de Marion

image du livre Imparfaite d'Aurélia Le Bréhat publié avec la collaboration de l'éditeur freelance miralta
Crédits couverture : Fanny Dussol

Après quelques années au sein de la direction financière d’un grand groupe, Aurélia ressent le besoin de changement et se lance dans un projet d’écriture. De ce rebondissement va naître Imparfaite, un livre pour rappeler aux femmes que « vous n’êtes peut-être pas parfaites, mais vous n’avez pas à tout accepter par éducation ».

Nous lui avons demandé comment son chemin a croisé celui de Marion, et voici ce qu’elle nous a rapporté.

Bonjour Aurélia, comment est né ton projet ?

« Lorsque j’occupais encore mon poste, je me sentais prisonnière. J’avais la sensation de ne pas savoir dire « non » et que je devais rester au sein de cette entreprise par devoir et continuer à être la bonne élève qui dit toujours « oui ».

Finalement, j’ai réussi à sauter le pas et à quitter mon poste. À ce
moment, je me suis promis d’écrire un livre. Trois années sont passées, et j’ai commencé à écrire tous les jours. 

J’ai essayé la formation écriture d’Aurélie Valognes, où on commence par créer un pitch, puis le résumé, puis les personnages… Il fallait que je trouve comment aborder ce que j’avais vécu au travail, sans que ce soit l’unique sujet. J’ai préparé un plan de 74 chapitres très courts, et j’ai écrit tous les jours de façon très structurée. »

Quand as-tu su que tu ferais appel à un éditeur freelance ?

« Alors que mon roman était en cours d’écriture, je suis tombée par hasard sur un concours organisé par Miralta. C’est à partir de là que j’ai commencé à suivre Marion et à en apprendre plus sur elle.

Dès le départ, je souhaitais auto-éditer mon livre et je me doutais qu’il me faudrait de l’aide si je voulais parvenir à un résultat abouti et professionnel. J’ai donc fait appel à ses compétences de correctrice et d’éditrice freelance.

Tout au long de notre collaboration, elle a su me montrer les points positifs et négatifs dans mon processus d’écriture. Elle m’a également beaucoup aidé par ses conseils sur le fil de l’histoire et la construction de mes personnages. Bref, des remarques pertinentes sur le fond et la forme de mon livre.

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’elle ne m’a jamais imposé aucune correction et m’a toujours laissé garder la main sur le projet. Et pour cela, je la remercie beaucoup. »

Comment s’est déroulé la phase d’édition de ton livre ?

« Après la correction de mon livre, j’ai finalement décidé de tenter les maisons d’édition. Cela n’a pas fonctionné, donc nous sommes passées avec Marion à la phase mise en page du livre (maquette, couverture) et un plan de communication.

Pour ce dernier, il s’agit d’un accompagnement pour cibler certaines blogueuses littéraires (sans rien leur imposer bien sûr !). 

Au-delà des conseils techniques, être aux côtés d’une éditrice freelance, c’est également recevoir un soutien moral. Il y a un planning, des deadlines, des échanges par messages, et ça m’a poussé à ne pas me défiler. C’est l’engagement qui m’a aidée. C’est le plus difficile : tenir jusqu’au bout et oser publier son texte. »

Pourquoi Miralta et pas un autre éditeur freelance ?

« J’ai trouvé Marion très professionnelle dès le premier échange, et pour avoir échangé avec d’autres freelance, c’est avec Marion que j’avais le plus de feeling.

Son peps et son côté authentique m’ont plu. Être éditrice freelance est son job, mais on sent qu’elle est passionnée et ne fait pas cela pour l’argent. Les prix étaient d’ailleurs très accessibles pour le travail fourni !

J’ai senti une réelle sincérité qui m’a vraiment convaincue. Elle a aussi de l’humour, et c’est bien agréable dans l’échange ! »

Quelles interventions de Marion t’ont rassurée pendant cette aventure ?

« On a eu un premier rendez-vous en visio : ce que j’ai aimé, c’est le calendrier que nous avons établi avec des échéances précises. J’ai trouvé également très rassurant d’avoir un retour sur ce que j’avais écrit.

Cela m’a donné envie de continuer dans ma lancée et d’aller jusqu’au bout ! Marion m’a ensuite conseillé de publier mon livre sur BoD, car les livres sont distribuables en librairie et j’avais envie de faire des séances de dédicaces.

Ce sont des conseils très précieux, car ils m’ont aidée à me poser les bonnes questions. Enfin, elle me soumettait des idées, sans me les imposer. Ce qui m’a le plus impressionné a été la maquette de la couverture : j’ai eu un coup de cœur sur le graphisme original et moderne de la couverture retenue, et j’ai trouvé que son travail avait une vraie plus-value. »

Si tu pouvais recommencer l’expérience, aborderais-tu les choses différemment ?

« Je pense que j’aborderais les choses de la même manière, c’est-à-dire avec professionnalisme, mais sans me mettre la pression pour autant. Je garde par exemple un excellent souvenir de la soirée de lancement du livre dans une librairie à Paris.

Cette soirée a été organisée sur les conseils de Marion : j’ai pu faire découvrir Imparfaite qui a reçu un premier accueil très positif !

En résumé, faire appel à un éditeur freelance, c’est la cerise sur le gâteau dans la recette de la forêt noire : un ingrédient indispensable pour vivre son aventure littéraire avec sérénité ! »

Un grand merci à nos deux participantes pour cette interview ! Alors, vous sentez-vous prêt·e·s à recourir aux services d’un éditeur freelance ?

Autrice

Caroline Ricciardi

Rédactrice web et graphiste en freelance, Caroline est passionnée par le monde du livre et de l’entrepreneuriat. Elle apprécie écrire des articles pour BoD et vous transmettre les informations qui vous donneront un petit coup de pouce pour progresser dans votre projet.

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